J’installe Codex CLI proprement en partant du bon terminal, du bon dossier et du bon mode d’authentification. Le vrai piège, c’est rarement la commande d’installation. C’est plutôt le dossier de confiance, les permissions et le premier lancement mal préparé.
Quels prérequis faut-il vérifier ?
Les prérequis pour installer Codex CLI sont simples, mais je vous conseille vraiment de ne pas les bâcler. C’est souvent là que les erreurs bêtes commencent. Pas sur l’installation elle-même, plutôt sur l’environnement autour.
Sur Windows, je pars toujours sur PowerShell. Pas l’ancien terminal bricolé, pas une console ouverte au hasard. PowerShell fait très bien le job et évite pas mal de comportements étranges. Sur macOS et Linux, il faut un terminal classique capable d’exécuter curl. Curl, c’est l’outil qui permet de télécharger ou d’appeler des ressources depuis le terminal. Il est souvent déjà installé, mais ça vaut le coup de vérifier avant de perdre dix minutes sur une commande qui échoue sans explication claire.
Côté authentification, il faut aussi choisir votre logique. Vous pouvez utiliser un compte ChatGPT, passer par un Device Code, c’est-à-dire un code temporaire à valider dans le navigateur, ou utiliser une clé API OpenAI. La clé API sert plutôt quand vous voulez piloter l’usage avec une facturation API, des automatisations, ou un contexte plus technique. Le compte ChatGPT est souvent plus simple pour démarrer.
Les trois points à vérifier avant d’aller plus loin sont ceux-là :
- Terminal PowerShell sur Windows, terminal avec curl sur macOS ou Linux.
- Authentification Compte ChatGPT, Device Code ou clé API OpenAI selon votre usage.
- Dossier de projet Un répertoire que vous comprenez, et que vous acceptez de déclarer comme dossier de confiance.
Le dernier point est celui que je vois le plus souvent chez les clients. Ils lancent l’outil depuis le mauvais dossier. Résultat, ils donnent confiance à un répertoire qui n’a rien à voir avec leur projet. Ce n’est pas dramatique, mais c’est sale, et ça crée de la confusion. Préparez un vrai dossier de travail, idéalement le dossier du projet que vous voulez analyser, corriger ou modifier avec Codex CLI.
Une fois ces bases vérifiées, l’installation devient beaucoup plus simple. On n’est plus en train de deviner l’environnement. Il reste juste une commande à exécuter proprement.
Quelle méthode d’installation choisir ?
La méthode la plus directe, pour moi, c’est d’utiliser le script d’installation adapté à votre système. C’est simple, rapide, et ça évite de mélanger Codex CLI avec une pile d’outils que vous n’utilisez peut-être pas déjà.
Sur macOS ou Linux, je lance cette commande dans le terminal :
curl https://chatgpt.com/codex/install.sh | sh
Sur Windows, depuis PowerShell, c’est celle-ci :
irm https://chatgpt.com/codex/install.ps1 | iex
L’installateur Windows ajoute Codex au PATH. Le PATH, c’est la liste des dossiers dans lesquels votre système cherche les commandes exécutables. Une fois que Codex est dedans, vous pouvez taper codex depuis un terminal, sans aller chercher manuellement le fichier installé.
| Système | Commande ou option | Point d’attention |
| macOS ou Linux | curl https://chatgpt.com/codex/install.sh | sh | Le terminal doit pouvoir utiliser curl. |
| Windows | irm https://chatgpt.com/codex/install.ps1 | iex | L’installation ajoute Codex au PATH. |
| Alternative | Homebrew ou npm | Utile si ces gestionnaires sont déjà dans votre workflow. |
Homebrew et npm peuvent très bien convenir aussi. Si vous gérez déjà vos outils de dev avec Homebrew sur macOS, ou avec npm côté Node.js, ça reste cohérent. Je ne vais pas vendre une méthode magique. Le bon choix, c’est souvent celui qui colle à votre façon de maintenir vos outils, vos versions, vos mises à jour.
Il y a juste un détail Windows que je préfère ne pas zapper. Si l’installateur propose de lancer Codex tout de suite, mais que votre terminal n’est pas déjà placé dans le dossier du projet, je réponds N. C’est plus propre. Codex CLI prend tout son sens quand il démarre dans le bon répertoire, là où il peut lire votre code, comprendre le contexte, et travailler sur les bons fichiers.
L’installation ne suffit donc pas vraiment. Le vrai démarrage, c’est le moment où vous ouvrez votre terminal dans le dossier du projet, puis que vous lancez Codex CLI depuis là.
Comment réussir le premier lancement ?
Le premier lancement de Codex CLI, je le fais toujours depuis le dossier du projet. Pas depuis l’emplacement par défaut du terminal, pas depuis un dossier au hasard, et surtout pas depuis un répertoire système. L’idée est simple : Codex va observer le contexte dans lequel vous le lancez, donc autant lui donner le bon contexte dès le départ.
Concrètement, je commence par me placer dans le bon dossier avec cd, puis seulement après je lance codex.
cd chemin/vers/mon-projet
codex
Sur Windows, il y a un piège très classique. PowerShell peut parfois s’ouvrir dans un emplacement comme System32, surtout si vous le lancez en administrateur ou depuis certains raccourcis. Et franchement, ce n’est clairement pas le dossier à faire confiance à un outil qui va lire, modifier ou proposer des actions sur vos fichiers.
Au premier lancement, Codex CLI va ensuite vous demander comment vous voulez vous authentifier. Vous avez trois options principales.
- Connexion via ChatGPT : C’est l’option la plus simple si vous voulez utiliser l’allocation incluse dans votre plan ChatGPT.
- Device Code : C’est pratique en SSH, dans un conteneur, ou sur une machine où le navigateur ne peut pas revenir proprement vers le terminal.
- Clé API OpenAI : C’est le bon choix si vous voulez passer par votre compte OpenAI, avec votre facturation API séparée.
Avec le flux navigateur, Codex CLI affiche ou ouvre une URL. Vous vous connectez avec le bon compte, vous vérifiez l’écran de confirmation, vous fermez l’onglet, puis vous revenez dans le terminal. Je vérifie toujours le compte affiché, surtout quand plusieurs comptes perso et pro sont connectés dans le navigateur. C’est une petite vérification, mais elle évite des ennuis bêtes.
- Étape dossier : Se placer dans le bon répertoire avec cd.
- Étape commande : Lancer codex depuis ce répertoire.
- Étape connexion : Choisir ChatGPT, Device Code ou clé API.
- Étape navigateur : Confirmer le bon compte puis revenir au terminal.
Une fois connecté, Codex va vous demander de valider des permissions et un dossier de confiance. C’est là qu’il faut être attentif, parce que vous êtes en train de définir ce que l’outil a le droit de voir et potentiellement de modifier.
Quelles permissions faut-il valider ?
Les permissions à valider sont celles qui définissent jusqu’où Codex CLI peut aller dans votre dossier de travail. CLI veut dire interface en ligne de commande, donc l’outil que vous pilotez depuis le terminal. Ce n’est pas juste un écran à passer vite. Après l’authentification, Codex affiche un avis de premier lancement avec des réglages liés à son autonomie et à ses limites d’action. Je vous conseille vraiment de lire ce qui est proposé, pas d’appuyer sur Entrée par réflexe.
Ces permissions peuvent être revues plus tard avec la commande /permissions. Donc non, ce n’est pas figé à vie. Mais j’aime bien comprendre ce que j’accepte dès le départ, surtout quand un outil peut lire un projet, proposer des modifications ou exécuter certaines actions.
Le point le plus important, c’est le dossier de confiance. Codex CLI affiche le chemin qu’il s’apprête à déclarer trusted, c’est-à-dire “de confiance”. Vérifiez ce chemin soigneusement. Si vous êtes dans le mauvais dossier, quittez, placez-vous dans le bon répertoire, puis relancez Codex. Ça évite de faire confiance à un dossier parent trop large, ou carrément au mauvais projet.
Cette confiance autorise le chargement de configurations locales, de hooks et de politiques d’exécution. Un hook, c’est une action déclenchée automatiquement à certains moments. Une politique d’exécution, c’est une règle qui encadre ce que l’outil a le droit de faire. Donc oui, ce choix compte. Ce n’est pas une formalité décorative.
Sur Windows natif, Codex CLI peut aussi proposer de configurer un bac à sable, ou sandbox. Le principe est simple : isoler davantage ce que l’outil peut faire sur votre machine. Si vous pouvez approuver la demande administrateur, l’option par défaut en mode élevé est celle que je recommande. Le mode non-admin existe, et il peut dépanner, mais il offre une protection moindre.
| Écran ou choix | Ce que je vérifie | Pourquoi c’est important |
| Notice de premier lancement | Autonomie et limites d’action | Pour savoir ce que Codex peut faire. |
| Dossier de confiance | Chemin exact du projet | Pour éviter de faire confiance au mauvais répertoire. |
| Sandbox Windows | Mode par défaut élevé si possible | Pour garder une meilleure isolation. |
| Premier prompt | Tâche en lecture seule | Pour tester sans modifier le projet. |
Pour le premier prompt, je commence toujours par une tâche en lecture seule. Par exemple : “Résume la structure du projet”, “Liste les fichiers importants” ou “Explique l’organisation du dépôt sans modifier de fichier”. C’est une bonne habitude. On observe d’abord, on laisse écrire ensuite.
Vous êtes prêt à lancer Codex CLI ?
Installer Codex CLI, ce n’est pas compliqué. Ce qui compte, c’est de le faire dans le bon ordre. Je prépare le terminal, le compte ou la clé API, puis surtout le bon dossier projet. Ensuite j’installe avec la commande adaptée, je lance codex depuis le répertoire voulu, je valide l’authentification et je lis vraiment les écrans de permissions. Sur Windows, je prends aussi le temps de configurer le sandbox proprement. Mon conseil reste simple : premier prompt en lecture seule, histoire de vérifier le comportement avant de laisser l’outil agir. Le bénéfice pour vous, c’est une installation propre, maîtrisée, sans mauvaise surprise sur vos fichiers.
FAQ
- Codex CLI s’installe avec quelle commande ?
Sur macOS et Linux, j’utilise curl https://chatgpt.com/codex/install.sh | sh. Sur Windows PowerShell, j’utilise irm https://chatgpt.com/codex/install.ps1 | iex. Homebrew et npm peuvent aussi être utilisés si vous gérez déjà vos outils avec ces méthodes. - Faut-il un compte ChatGPT pour utiliser Codex CLI ?
Pas forcément. Vous pouvez vous connecter avec ChatGPT, utiliser un Device Code dans des environnements comme SSH ou conteneur, ou fournir une clé API OpenAI. Le choix dépend surtout de votre contexte d’usage et de votre mode de facturation. - Pourquoi lancer Codex CLI depuis le dossier du projet ?
Parce que Codex CLI considère le répertoire courant comme espace de travail. Si vous le lancez depuis le mauvais dossier, vous risquez de donner confiance à un emplacement qui n’a rien à voir avec votre projet. Je préfère toujours faire cd vers le bon dossier avant de lancer codex. - À quoi sert le dossier de confiance dans Codex CLI ?
Le dossier de confiance permet à Codex CLI de charger des configurations locales, des hooks et des politiques d’exécution. C’est utile, mais ça mérite une vraie vérification. Si le chemin affiché n’est pas le bon, je quitte et je relance depuis le bon répertoire. - Quel premier prompt envoyer après l’installation ?
Je commence par une demande en lecture seule. Par exemple demander à Codex de résumer la structure du projet ou d’identifier les fichiers importants, sans modifier quoi que ce soit. Ça permet de valider que tout fonctionne avant de lui confier une action plus sensible.
A propos de l’auteur
Je suis Franck Scandolera, expert et formateur en tracking avancé server-side, Analytics Engineering, automatisation No/Low Code avec n8n, intégration de l’IA en entreprise et SEO/GEO. J’accompagne des équipes qui veulent industrialiser leurs usages data et IA sans perdre le contrôle technique. Avec webAnalyste et Formations Analytics, j’ai travaillé pour des clients comme Logis Hôtel, Yelloh Village, BazarChic, la Fédération Française de Football ou Texdecor. Si vous voulez déployer ce type d’outils proprement dans votre business, contactez-moi.
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