En 2026, les règles européennes en matière de confidentialité évoluent pour favoriser l’analytics respectueux de la vie privée, notamment via le Digital Omnibus et les cadres CNIL et PECR. Comprendre ces changements est crucial pour rester conforme et garder le contrôle de vos données.
3 principaux points à retenir.
- Une priorité claire pour l’analytics respectueux de la vie privée
- Responsabilité accrue des agences analytics et des entreprises
- Avantages pour les solutions first-party comme Matomo
Quels changements la CNIL applique-t-elle à la mesure d’audience en France ?
La CNIL, l’autorité française de protection des données, a récemment adopté un cadre d’auto-évaluation qui change la donne pour les outils d’analytics. Fini le temps où l’on se contentait d’une liste d’outils approuvés. Désormais, chaque fournisseur doit prouver sa conformité à des critères précis pour bénéficier d’une exemption de consentement utilisateur, ce qui renforce considérablement la responsabilisation des acteurs du secteur.
Concrètement, ce cadre exige que les fournisseurs d’analytics effectuent une auto-évaluation de leur conformité en se basant sur des critères clairement définis. Parmi ces critères, on retrouve :
- Démontrer que les données collectées sont nécessaires et proportionnelles.
- Assurer la transparence dans le traitement des données, notamment via des informations claires fournies aux utilisateurs.
- Mettre en place des processus robustes d’audit et de documentation qui montrent comment et pourquoi les données sont collectées.
Ce changement impose une nouvelle culture de conformité. Les entreprises doivent désormais prêter attention non seulement à traiter les données de manière responsable mais également à documenter chaque étape du processus d’analytics. Pour les fournisseurs d’analytics, cela signifie qu’ils doivent être en mesure de prouver leur conformité sans attendre une validation externe, un challenge qui demande des ressources supplémentaires et une expertise accrue.
Pour les entreprises qui comptent sur ces outils, l’enjeu est clair : un manque de conformité pourrait non seulement entraîner des sanctions mais aussi remettre en question la légitimité des données recueillies. En conséquence, les organisations doivent se préparer à cette transition et évaluer si leurs outils d’analytics actuels disposent des fonctionnalités nécessaires pour répondre à ces nouvelles exigences. Ignorer ces évolutions pourrait sérieusement nuire à la capacité d’optimiser leur stratégie digitale.
Cette évolution vers un cadre d’auto-évaluation est également un signal fort vers un avenir où les pratiques responsables en matière de données deviennent non seulement attendues mais exigées.
Comment le Digital Omnibus modifie-t-il la réglementation européenne sur les données ?
Le Digital Omnibus est sur le point de redéfinir radicalement la façon dont les données personnelles sont vues et utilisées en Europe. Une de ses révisions cruciales concerne la redéfinition des données personnelles et, plus spécifiquement, une exemption de consentement pour les outils d’analytics. Oui, vous avez bien entendu ! Si le projet de loi passe, vous n’aurez peut-être plus besoin de consentement explicite pour des analyses agrégées si certaines conditions sont remplies.
La clé ici est que ces données ne doivent pas être partagées ou utilisées par des tiers. Cela signifie que l’analytics doit être effectué par le site lui-même, utilisé uniquement dans un but statistique et sans croiser avec d’autres bases de données. En d’autres termes, vous, en tant que propriétaire de site, devriez avoir le contrôle total sur les données collectées. Cela est particulièrement essentiel dans le contexte de la protection des données, car cela limite le risque de surveillance intrusive.
- Outils First-Party (comme Matomo) : Ces plateformes sont en première ligne pour tirer parti de ce changement législatif. Matomo permet aux utilisateurs de garder leurs données sur leur propre infrastructure ou dans le cloud européen, en garantissant ainsi aucune réutilisation ou partage de données avec des tiers. En cas d’adoption de l’amendement, ce type d’analytics pourrait se développer sans les restrictions du consentement, facilitant l’analyse des audiences.
- Plateformes de surveillance (comme Google Analytics) : En revanche, les solutions qui combinent les données d’analytics avec celles d’autres services ou qui les exploitent pour des fins commerciales seront probablement exclues de cette exonération. Les modèles de monétisation qui reposent sur l’enrichissement des données à partir de différentes sources se heurteront à des défis réglementaires de taille.
Cette initiative pourrait donc favoriser un environnement plus transparent et sécurisé pour la collecte de données analytiques. Le Digital Omnibus pourrait représenter un tournant vers une privacy-first analytics, où chaque acteur saura clairement où et comment les données sont utilisées. Alors que le paysage réglementaire continue d’évoluer, il est essentiel de se préparer en adoptant des outils qui respectent ces nouvelles exigences.
Quelles sont les nouveautés du cadre PECR au Royaume-Uni ?
Le Data (Use and Access) Act 2025, qui modifie le cadre PECR au Royaume-Uni, va apporter des changements notables concernant l’utilisation des outils d’analyse. En substance, ces changements visent à assouplir l’obligation de consentement pour les analyses, mais seulement sous certaines conditions précises.
- Utilisation strictement statistique : Les données collectées ne peuvent être utilisées que pour des analyses statistiques visant à améliorer le site ou le service. Cela exclut toute forme de partage de données avec des tiers ou leur réutilisation à d’autres fins.
- Information claire : Vous devrez fournir aux utilisateurs des informations claires et détaillées sur la façon dont leurs données sont utilisées. Cette transparence est essentielle pour conserver la confiance des utilisateurs.
- Opt-out facile : Les utilisateurs doivent avoir une manière simple de se désinscrire de l’analyse. Si un utilisateur choisit de ne pas participer, vous ne devez pas continuer à utiliser leurs données.
C’est une avancée majeure car elle met l’accent sur un modèle d’analyse respectueux de la vie privée, tout en permettant aux entreprises d’accéder à des données précieuses pour optimiser leurs services. Pour les utilisateurs de Matomo, cet assouplissement ouvre la voie à une configuration plus fluide et conforme à ces nouvelles exigences.
Matomo offre déjà des solutions adaptées, permettant aux utilisateurs de maintenir un contrôle total sur leurs données, tant en mode auto-hébergé qu’en version cloud. En configurant Matomo pour répondre à ces nouvelles règles, vous serez en mesure d’effectuer des analyses précises tout en respectant les exigences légales. Ces configurations peuvent inclure des paramètres pour assurer que les données collectées ne soient pas mélangées ou utilisées à des fins commerciales.
Le calendrier de ces modifications n’est pas encore défini avec précision, mais l’on s’attend à ce que ces changements soient mis en œuvre dans le cadre de la troisième partie de la loi, probablement au début de 2026. Rester à jour sur ces évolutions est crucial pour les équipes d’analyse au Royaume-Uni. En effet, une veille active sur ces sujets vous permettra d’ajuster rapidement vos outils et stratégies face aux nouvelles régulations. En gardant un œil sur des ressources pertinentes telles que les recommandations de l’EDPB, vous vous assurerez que votre stratégie analytique ne se contente pas d’être optimale, mais aussi conforme.
Pourquoi privilégier un outil d’analytics privacy-first aujourd’hui ?
Les nouvelles règles de confidentialité en 2026 ne sont pas qu’un simple changement de décor : elles imposent un bouleversement dans la manière d’appréhender et de gérer l’analytics. L’engouement pour le tracking avec consentement s’impose comme une norme incontournable. Les entreprises doivent adapter leurs outils d’analytics pour répondre à des exigences de plus en plus fatigantes et complexes. Pourquoi se compliquer la vie avec des systèmes bancals ? Il est temps d’opter pour une solution comme Matomo. Voici pourquoi.
Tout d’abord, abandonner les outils traditionnels tels que Google Analytics, qui s’appuient sur le tracking invasif peut vous coûter cher. Prenez l’exemple d’un client dans le secteur de l’e-commerce qui, en raison de la gestion flou de ses consentements, a perdu l’accès à des données cruciales lors d’une mise à jour de la loi sur la protection des données. Le coût ? Une chute de 30% du chiffre d’affaires en seulement trois mois. C’est un constat édifiant, mais malheureusement trop commun. Au contraire, avec Matomo, vous assurez une propriété totale des données. Pas de partage avec des tiers, pas de revente de vos informations à des fins commerciales.
Les nouvelles réglementations privilégient clairement les solutions qui favorisent la vie privée, et Matomo est à la pointe de cette évolution. Grâce à son modèle d’analytics, il permet de collecter et d’analyser des données sans compromettre le consentement des utilisateurs, tout en garantissant la confidentialité. Alors, pourquoi attendre ? Les entreprises qui ne modifient pas leur façon de collecter les données seront inévitablement exposées à des pénalités, des audits problèmatiques — et, pire encore, à une perte de confiance des clients. Un article sur la protection des données par défaut en 2026 pourrait vous éclairer davantage.
Adoptez Matomo, et donnez-vous la chance d’être en avance sur la courbe. Non seulement vous serez en conformité avec les futures réglementations, mais vous bénéficierez aussi d’un avantage stratégique. Répondre aux nouvelles attentes en matière de confidentialité n’est pas seulement une contrainte — c’est une opportunité de bâtir une relation de confiance durable avec vos utilisateurs.
Comment tirer profit de ces nouvelles règles pour une analytics performante et conforme ?
Les évolutions des réglementations en France, en Europe et au Royaume-Uni marquent un tournant vers une analytics respectueuse de la vie privée, centrée sur le contrôle des données par l’entreprise elle-même. En choisissant des solutions privacy-first, vous ne subissez plus les incertitudes juridiques liées au consentement. Au contraire, vous transformez la conformité en avantage stratégique, en assurant la qualité et la pérennité des données d’audience, tout en renforçant la confiance de vos clients et utilisateurs.
FAQ
Quelles nouveautés la CNIL impose-t-elle pour les outils d’analytics en 2026 ?
En quoi le Digital Omnibus facilite-t-il l’analytics sans consentement ?
Quels sont les critères de l’exemption au Royaume-Uni sous PECR ?
Pourquoi Matomo est-il une solution privilégiée face à ces évolutions ?
Comment se préparer à ces nouvelles règles ?
A propos de l’auteur
Franck Scandolera, consultant expert en Analytics et Data, accompagne depuis plus de 10 ans les entreprises dans la mise en place d’outils et stratégies d’analyse de données respectueuses de la privacy. Responsable de l’agence webAnalyste et formateur en analytics, il maîtrise les enjeux techniques, légaux et business liés à la conformité et l’efficacité des datas pour les organisations.
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